Rather tricky…

L’autre soir, dans le Casco Viejo…

Entre 2 verres de tinto, on est dehors, assises sur une marche et on regarde les gens passer. Plus loin, des colleurs d’affiche. Trop fatiguées pour nous lever et regarder de quoi en retourne ce collage intempestif, nous déléguons notre ami, c’est son tour de se porter volontaire et d’aller nous lire ce qu’il y a sur cette mystérieuse affiche.

« C’est pour un festival » qu’il nous dit.

« Ah oui? »

« Oui, et ya Tricky en tête d’affiche! »

« Quoi? Tricky? Tricky de Massive Attack? »

« Ben oui! »

On se lève, tu penses bien, et on va voir ça.

Ah bah oui…

C’était bien TRIKI, Txoki,  Xabi, Iker, Iniaki et leur orchestre!

 

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Catch a wave…

…and you sit on top of the woooorld !

Une autre chose que tu peux faire par temps de crise et qui ne coûte rien, c’est aller à la plage en sortant du boulot (oui, je sais, c’est décadent !) (tu peux me jeter des pierres).

Donc, bref, hier, comme il faisait ENFIN beau, nous avons filé à Sopelana à 17h30, allez en voiture Simone, c’est parti !

Arrivées  sur place, quelle surprise ! Non seulement la plage était bondée (un mercredi soir, ben vla !), mais en plus, la mer était bien déchaînée. Des vagues et des rouleaux de malade, et dans l’eau, je dirai bien une petite centaine de surfeurs aux aguets, agglutinés comme un troupeau de phoques, prêts à en découdre.

Troupeau de phoques surfeurs
Honk honk honk honk!

Les maîtres-nageurs étaient au taquet, les baigneurs n’avaient le droit qu’à une toute petite bande pour nager et gare à celui qui osait sortir du périmètre. Les coups de sifflets rageurs et intempestifs des gars en rouge te remettaient bien en place ! De toute façon, vu les vagues et vu la configuration de la plage, il valait bien mieux suivre leurs instructions ! Honnêtement, je ne suis pas une chochotte de la plage et des vagues, je nage bien et ça ne me fait en principe pas peur, mais là… Nan… C’était vraiment dangereux ! Imagine-toi que non seulement tu avais des murs d’eau qui t’arrivaient par devant, mais qu’en plus, les vagues, en tapant sur la plage, rebondissaient et revenaient vers le large ! Ce qui faisait qu’il y avait des vagues qui venaient par devant ET par derrière ! Le truc de fou ! Et toi, bien évidement, tu te retrouves juste à l’endroit où les deux vagues se rencontrent ! Je ne te parle pas non plus du courant qui tirait vers le large… Et des surfeurs qui passaient à 4 mètres… ! Bref, l’un dans l’autre, c’était pas de la baignade en Méditerranée et Brice de Nice pouvait aller se coucher ! (et moi aussi !)

Attaaaation la tête!

Un « petit » mur d’eau…

Ya du monde, faut savoir jouer des coudes!

Le surf fait partie de la vie des gens ici, c’est juste quelque chose de normal. Quand tu prends le métro le dimanche par exemple, non seulement les gens sont tous en beachwear, mais en plus, ils ont une planche de surf sous le bras. D’ailleurs, comme le précise le règlement du métro:

« Hala ere, bi metrotik gorako luzera ez duten estalitako surf taulak onartuko dira, horiek eramaten ditun pertsona erdialdeko plataforman jartzen bada, taula posizio bertikalean eramanez, gainerako bidaiariei ibilgailu barruan zirkulatzeko aukera emanez. »

Ou plus précisément : blabla…les objets encombrants ne sont pas autorisés. « Cependant, les planches de surfs sont acceptées si elles ne font pas plus de 2 mètres et à condition que la personne qui la transporte l’installe avec elle sur la plateforme centrale en position verticale et laisse le passage dégagé pour les autres passagers à l’intérieur du véhicule. » (Sinon, on peut aussi prendre des chats et des chiens dans le métro de Bilbao, c’est cool ! C’est Billi qui va être content !)

Bref, donc ici, c’est le pays du surf et de la plage. Et de la montagne aussi  – ô grand luxe ! Mais bon, je suis trop vieille et certainement pas assez en forme pour m’y mettre. En revanche, je louche sur le paddle board, ça m’a l’air bien plus pépère !

No stress, et tu peux en faire (surtout) quand ya pas de vagues!

Les photos ne sont pas de moi, elles viennent majoritairement d’ici, et elles ont toutes été prise à Sopelana.

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C’est la crise BB(k)

*(Bilbao Bizkaia Kutxa – La grosse banque locale)

A moins que tu vives dans une grotte, tu dois être au courant que l’Espagne est en pleine crise économique. Au quotidien, ce sont de petits détails qui mettent la puce à l’oreille, des magasins fermés un peu partout en ville (sauf dans le centre, les grandes chaînes survivent encore), dans les supermarchés peu de choix et surtout du premier prix, les gens achètent en lots et en promo, pas de superflus dans les caddies.

Il y a aussi les grandes manifestations presque quotidiennes depuis une semaine, pour soutenir les mineurs du nord arrivés à Madrid après 44 jours de marche (nos voisins d’Asturies) et bien évidement, le 19 juillet, je me suis retrouvée prise dans la grande manifestation qui descendait la Grand Via. Policier, pompiers, infirmiers, enseignants, fonctionnaires, enfants, adultes, jeunes, vieux… Tout le monde était dans la rue. Comme à Madrid le même jour, les gens sont venus protester contre les mesures drastiques imposées par le gouvernement.

Manisfestation du 19 juillet sur la Gran Via de Bilbao
(Tu noteras l’absence de drapeaux espagnols…)

Je ne suis pas une économiste et je ne suis pas là pour commenter le pourquoi du comment de cette crise, ça me dépasse un peu de toute façon. Mais à mon niveau, je vois les gens qui ne travaillent pas (25 % de chômeurs en Espagne), qui gagnent peu (1000 euros de salaire moyen), qui ne peuvent pas se loger correctement et qui galèrent pour arrondir les fins de mois.

Pour donner une idée, je suis en train de rechercher un appart pour me loger à partir de septembre. Comme mon salaire n’est pas folichon, je me vois obligée de chercher une collocation (le marché immobilier de Bilbao est aussi assez particulier, il n’y pas presque pas de studio ou d’appart avec 1 chambre, mais que des 3-4 chambres meublés et donc très chers. De toute façon, le moindre studio libre de 25m2 vaut déjà 600 €). Bref, ce que l’on retrouve dans les annonces de location de chambre, ce sont des étudiants (bien évidement), des adultes de 30-45 ans qui travaillent, des vieux de 60 ans et plus et des femmes avec enfants. Les loyers sont tellement élevés qu’une bonne partie des gens sont obligés de partager leur logement. Bon, c’est pareil à Londres ou Paris ou n’importe quelle autre grande ville, mais on est à Bilbao, c’est pas Tokyo non plus !

Un autre exemple, la semaine dernière, mes collocs et moi sommes allées sur la colline juste en face de chez nous pour voir le terrain du festival BBK qui avait eu lieu pendant 3 jours. Passons sur le fait que l’endroit ressemblait plus à Beyrouth ou la décharge municipale de Bombay, en plein milieu de tout ça, il y avait des petits vieux qui faisaient les poubelles et ramassaient tout ce qui pouvait être revendu (tentes abandonnées, matelas, pulls, chaussures, petites tables de piquenique…). J’imagine qu’après chaque événement de telle ampleur, on retrouve toujours des gens qui viennent se servir – après tout, c’est abandonné… Mais les personnes que nous avons croisées nous ont clairement dit de nous servir et de revendre, vous comprenez par les temps qui courent, c’est toujours ça de pris.

Et pour finir, les journaux français parlent souvent de ces jeunes Espagnols qui partent trouver du travail à l’étranger parce que tout est bouché ici. Eh bien c’est vrai. J’en ai rencontré un, qui travaillait dans une banque et qui vient de trouver du travail à Munich, départ prévu en septembre, hasta la vista España ! A Bilbao, cet exode est même assez surprenant. Comme tous les étudiants ont quitté la ville pour l’été, le déficit de gens de 30-40 ans est flagrant. Il n’y a pas de jeunes dans la rue. Donc, soit ils sont tous partis à Madrid ou à l’étranger (soit ils sont tous en prison!).

Et pourtant, Bilbao et le Pays Basque espagnol ne sont pas dans autant dans le rouge que le reste du pays. Le Pays Basque reste une des régions les plus riches et les plus prospères de l’Espagne. Depuis le milieu des années 2000 où l’on parlait de miracle économique basque, la situation a bien sûr changé, et en 2011 la note de la région est passée de AA+ à AA (pour ceux qui comprennent).
« Le Pays Basque est pourtant l’une des mieux loties, économiquement: c’est « la seule à avoir enregistré un surplus budgétaire à fin juin 2011 (0,12% de son PIB) », elle a « un PIB par habitant considérablement plus élevé que la moyenne nationale et en Union européenne » et affiche « un taux de chômage de 11,6% fin juin, le plus bas en Espagne » (contre 20,89% en moyenne dans le pays). » (source : http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/750555/fitch-degrade-pays-basque/ )

Ce qui me laisse penser que la situation est bien pire dans les autres grandes villes du pays…!

Comme je ne parle pas trop espagnol et que je suis au bureau toute la journée, je n’ai pas encore eu le temps de vraiment aborder le sujet avec les gens du coin. A première vue, les gens savent toujours profiter des moindres rayons de soleil (très rares cet été, il faut le souligner) (et puis c’est gratuit !) et squattent les terrasses dès qu’ils le peuvent, alors je fais comme eux! Crise ou pas crise, les pinxos et les cañas se retrouvent toujours sur les tables!

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T’as le look, coco!

Je sens qu’on va bien se marrer!

Les sportifs espagnols devant se rendre aux JO de Londres viennent de recevoir leur uniforme, et devant la chose, ils préfèrent garder leur humour plutôt que pleurer.

Alors que leurs adversaires américains seront habillés comme ça…

Very military, je trouve

Eux, ils ressembleront à ça:

Tu as tout du coureur de Formule 1 – époque Alain Prost !

Perso, je surkiffe le maillot en 3D à regarder avec des lunettes spéciales ! La classe internationale !

Au moins, ils auront la médaille d’or du n’importe quoi!

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Pendant que certains travaillent…

…d’autres en profitent!

Comme Billi n’a pas pu me suivre tout de suite à Bilbao (oui, le titre de ce blog est mensonger, c’est une honte!), il est resté en pension chez mes parents en France.

Et la vie est dure, très dure, comme je peux le constater régulièrement!

Alors que je me casse la couenne à gagner des sous pour acheter des croquettes à môssieur, voilà comment il passe ses journées!

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